Un roman

Il devint l’homme le plus sage du royaume.

Quelque part en chemin, il oublia comment vivre.

La Sagesse sans jardin est un récit littéraire, de la taille d’une nouvelle, inspiré d’un personnage biblique : Achitophel, le brillant conseiller du roi David.

Mais ce n’est pas seulement une histoire du monde antique.

C’est l’histoire d’une question qui demeure douloureusement contemporaine :

Que se passe-t-il lorsque l’utilité devient le cœur de l’identité d’une personne ?

À travers le destin d’Achitophel, le livre explore le talent, l’ambition, la reconnaissance, l’utilité — pour découvrir, au bout du compte, qu’on ne sait plus qui l’on est lorsqu’on n’est plus utile, nécessaire, indispensable.

Le monde biblique fournit le cadre.

La question, elle, nous appartient.

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Le livre

La Sagesse sans jardin

Comment un homme se perd sans bruit

Couverture de La Sagesse sans jardin : silhouette d’un arbre noir sur un ciel de crépuscule

La Sagesse sans jardin réinvente la vie d’Achitophel, conseiller du roi David, dont les avis étaient reçus comme on consulte la parole de Dieu, et dont l’Écriture rapporte la mort en quelques lignes dépouillées.

Élevé loin du pouvoir, il apprend tôt qu’avoir raison est le plus sûr moyen d’être remarqué. La compétence devient sa langue, l’utilité sa monnaie. Au cœur du royaume de David, Achitophel aide à préserver un ordre qui exige le silence de ceux qui lui sont le plus proches. Quand David prend ce qu’il désire, sa petite-fille Bethsabée en porte la blessure, et Urie, son mari, la paie de sa vie.

Puis vient Absalom, qui offre à Achitophel non seulement une place pour ses conseils, mais une oreille pour ses griefs. Et quand un homme a passé sa vie à être estimé pour ce qu’il peut fournir, être entendu peut ressembler, dangereusement, à être aimé.

Ancré dans les faits établis par l’Écriture et entrant délibérément dans ses silences, ce roman parle d’une sagesse sans repos, d’un devoir sans tendresse, et de l’érosion silencieuse d’un homme devenu indispensable à un royaume, mais inconnu à lui-même.

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BrochéISBN 978-90-837644-2-9 · 156 × 234 mm

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Imprimé à la demande et expédié par Lulu. Prix TTC pour la France ; le prix final, frais de port inclus, s’affiche lors du paiement. Publié par Insightful Partner.

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L’auteur

M.M. Ngandu

M.M. Ngandu explore l’érosion de l’intériorité humaine : les rôles dont on hérite, ce qu’il en coûte de les endosser, et ce qui peut disparaître bien avant que quiconque ne s’en aperçoive.

Pendant vingt ans, au sein d’entreprises et d’institutions internationales, il a vu des personnes qu’il respectait s’effacer derrière leurs fonctions — toujours présentes, toujours compétentes, toujours indispensables, et pourtant de plus en plus inaccessibles.

Écrit aux Pays-Bas et nourri d’une vie entre l’anglais, le français et le néerlandais, La Sagesse sans jardin est son premier roman.

Un mot de l’auteur

Ce livre porte en lui une grande absence : celle de mon père.

À sa mort, en octobre 2022, j’ai rapporté son carnet chez moi. Je l’ai feuilleté et j’ai lu ce qu’il y avait consigné : les choses qu’il ne voulait pas oublier. Sur une page, j’ai trouvé une phrase, notée sans nom d’auteur, qui me semblait refléter son humanité :

« Les gens sont plus intéressés par votre côté humain que par votre rang social, votre salaire ou vos biens. »

C’est alors que j’ai compris que sa mort m’avait profondément changé. Pour honorer sa mémoire, je me suis mis à écrire. Je voulais rédiger un livre que mon père aurait apprécié. La Sagesse sans jardin a été écrite avec lui pour seul lecteur.

Sa mort m’a appris que l’une des plus grandes erreurs de la vie est de croire qu’on a le temps. Le temps de bien faire. Le temps de réparer ce que nous avons brisé en nous-mêmes et chez les autres. Le temps de faire la paix avec nous-mêmes et avec les autres.

J’ai commencé ce livre en 2023, en m’appuyant sur des idées que j’avais patiemment élaborées pendant les années du Covid. L’écriture m’a donné quelque chose à quoi m’accrocher. Je suis resté un mari, un père, un frère et un ami. J’ai appris à avoir moins peur de la perte, à accueillir ce que la vie apporte, et même à aimer mon destin : amor fati.

Cette acceptation a parfois suscité l’incompréhension chez les êtres qui me sont les plus chers. On peut la confondre avec de l’indifférence, alors qu’elle est peut-être une manière plus profonde d’aimer la vie. Les joies de la vie, dont celle d’être père, m’ont rappelé que l’acceptation n’exclut ni l’attachement ni l’émerveillement.

Mais dans ces pages, j’évoque aussi un ami qui a mis fin à ses jours. Il semblait ne plus trouver sa place dans un monde qui ne le voyait plus tel qu’il était.

Pour mon père et pour mon ami, ce livre arrive trop tard. Pour vous, j’espère que non.

Aujourd’hui, je vous l’offre avec ce vœu : qu’en toutes circonstances, vous soyez vu — ne serait-ce que par vous-même.

M.M. Ngandu

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